Saturday, June 17, 2006

Mille nuits





Un Prince mendiant
Ouvre les mains
Au plus lointain,
D'entre ses doigts
S'échappent et s'envolent
Des oiseaux
Et se délient les cordes
Des crachins et des brumes,
Aux confins de nous-mêmes
Les jardins,
Au-delà
L'univers
Et la marée intime des astres,
Les portes de la cité
Jadis scellées
Bouches cousues par le temps, le sel et la mémoire
Laissent désormais passer
La lueur du Levant,
Au delà l'univers jamais apprivoisé
Qui danse comme une femme,
Seul, les yeux fous
Le faiseur de rêves
Joue sur sa flûte le silence qu'il fait
Quand tu es là,
Au-delà L'univers lui répond
Et t'invite en toutes choses à paraître,
Un Prince mendiant relache des oiseaux
Et sans son vouloir même
Ils vont vers toi
Ils vont vers toi
Encore et encore

4 Comments:

Blogger Stéphanie said...

La légèreté à l'état pur, essentielle...
Quelle joie de te lire de nouveau!
Le clown aux étoiles a touché le ciel, qu'il continue de danser aussi longtemps que la mer nous bercera..

3:17 PM  
Blogger Pierre Turlur said...

Ainsi donc tu es la...merci pour cette prose et ta gentillesse. N'hesite ppas a rentrer en contact avec moi (mon email est sur le profil du blog) j'ai plein de choses a te raconter et puis...j'aimerais bien savoir ce que tu fais et comment tu vas.

Kuma San

8:52 PM  
Blogger Magda said...

Décidément quelle bonne idée ce blog !
Cette mer ... Ce berceau, cette immensité. Que nous sommes petits. Quel grain de sable qu'un homme à l'échelle de l'Humanité.
Se laisser flotter,
Couler,
Nager à contre courant,
Boire la tasse.
Renaitre en pluie,
Telle Mer, telle Vie.

1:40 AM  
Blogger anu said...

lovely writing Pierre :)

I can only imagine what it may mean

10:52 AM  

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