Saturday, July 15, 2006

15 juillet



Pour M…


Sans que nous ne sachions rien
Du bleu du ciel
Tes yeux amandes en mes yeux perdus
Oiseaux fous et flous confondus en l’espace
Ton rire, tes larmes, l’enfance en toi

La merveille
De ta vie défaite de tout souci
Lune pure
Fleur folle

Sans même toucher tes mains
J’entends alors
La mer
Tu sais le plus proche, le geste secret qui t’a conduit ici. Tu sais les fables radieuses que parlent les choses, tu sais les sables silencieux qui perlent et s’écoulent tout au bord de nous-mêmes. Là, nous nous sommes reconnus. Maintenant, il fait si clair. La petite fille leste et légère que tu étais, la femme déliée que tu n’as jamais cessé d’être derrière le rideau des raisons, des logiques et des explications, toutes deux s’avancent et dansent. Comment puis-je oublier ta venue dans le jour ?

You know the closest, the secret move that brought you here. You know these radiant tales spoken by things, you know about the quiet sand beading and flowing so close to us. Just there, we know each other. Now, there is so much light. The brisk little girl you were, the free woman you have always been behind the veil of reasons, logic and explanations; both come forward and dance. How could I ever forget your coming in this daylight?

6 Comments:

Blogger Magda said...

Des Lignes pleines d'émotions pour accompagner mon réveil. Lully pour accompagner tes mots, les battements de mon coeur pour renaîtreà l'harmonie.
Merci.

3:08 AM  
Blogger Pierre Turlur said...

Merci Magda, j'ai ecrit ces deux textes pour une amie japonaise. Rencontrer quelqu'un vraiment est si rare, tu le sais bien.
Lully est un excellent choix. Quelle oeuvre? un opéra?

5:04 PM  
Blogger Magda said...

Opéras et pièces diverses, Il y a qq bonnes pièces pour flutes a bec également.
C'est toujours une joie de lire tes mots, ne t'arrete pas.

12:51 AM  
Blogger Johnny Newt said...

How can we forget anyone. Clouds of life before our eyes. Gate,gate,paragate. No life, no clouds, no forgetting ,no remembering, only now am I, only now are you Pierre, i say this as if siging to birds and and telling water how to be wet. My gratitude is yours my friend, my Buddha.

7:44 AM  
Blogger stéphanie said...

Reconnaître l'enfance puis
Faire naître l'invisible
Par des mots
Des couleurs
Des harmonies
Des gestes

L'espace est si grand
Pour nos âmes d'enfants
Etoilées dans le ciel pur

Quand il se resserre
C'est que l'enfant étouffe
Sous un toit
Qui n'existe pas

...bien à toi, Pierre.

7:56 AM  
Blogger Pierre Turlur said...

Merci ma puce, très joli et très vrai. Comment vas-tu? Que fais-tu dans l'invisible?

Gate, Gate, Paragate. Song of the eternal crossing ( eternal being what is beyond time), song of what is happening right now. As a bird or water, i am delighted to receive you bird-like and water-like teaching-sharing.

7:45 AM  

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